Le Journal à Idées

La démocratie n'a pas lieue d'être sans contre-pouvoir. Mon blog est un petit contre-pouvoir.

25 décembre 2005

Propos de Benoit XVI

Pour sa première messe de minuit comme Pape, Benoit XVI a appelé les catholiques à être des "porteurs de paix" et il a prié pour la paix en Terre Sainte. «Seigneur, fais que là où règne la discorde, naisse la paix ! Fais que là où règne la haine, jaillisse l'amour ! Fais que là où dominent les ténèbres, surgisse la lumière ! Fais-nous devenir des porteurs de ta paix !» a-t-il déclaré, en évoquant notament le conflit entre Israël et Palestine. «Nous voulons prier pour la paix en Terre sainte. Regarde, Seigneur, cette région de la terre qui, étant ta patrie, t'est si chère ! Fais que la lumière y brille ! Fais que la paix y advienne »

Le paradoxe, c'est qu'à côté de cela il souligne de suite l'opposition totale de l'Eglise catholique à l'avortement. Comment prétendre souhaiter et proclamer la paix lorsque l'on s'empresse de dire ensuite que des hommes par leurs différences consituent un blasphème ? Il appelle à la tolérance, mais dans son propre domaine est tellement fermé d'esprit qu'il refuse d'accepter que l'amour ne soit pas seulement celui qu'il conçoit. Pour moi c'est illogique et bien paradoxal.

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24 décembre 2005

Saga

Dring… Dring…

Il est midi, Victor se réveille lentement, il se remet d’une nuit mouvementée. Après dix minutes dans son lit, Victor se lève pour aller prendre son petit-déjeuner, il se balade nu dans son grand appartement. L’argent du loto fructifie et fait des petits. Victor mange son petit-déjeuner tout en consultant sa boîte e-mail, il est invité le soir même au vernissage d’une nouvelle expo d’un jeune peintre new-yorkais. Tout d’un coup le téléphone sonne, c’est sa mère qui appelle tous les jours de France pour prendre des nouvelles de son fils, ça l’ennuie de raconter ses journées à sa mère mais il le fait sans rechigner comme un enfant sage. Quand la conversation est terminée, Victor va dans sa salle de bain, faire sa toilette et prendre sa douche. Il y passe une heure tous les jours, obsédés par son apparence. Victor est de taille moyenne, brun aux yeux bleus. Il aime laisser une fin barbe sur son visage, ce qui lui donne un air négligé mais propre. IL s’habille comme un artiste car il se considère artiste, il écrit quelques poèmes. Victor change de looks régulièrement, tous plus loufoques les uns que les autres.
Après avoir fini sa toilette, il sort se balader à Central Park. Il marche jusqu’au parc sous les buildings qui cachent le ciel. Il est pratiquement impossible de voir le ciel, que le ciel, à New-York comme dans toutes les grandes villes. En levant les yeux dans la rue, il y a toujours un lampadaire, le haut d’un gratte-ciel ou un simple passant pressé qui vous bouscule, tous ces petites choses empêchent la quête du ciel pour n’importe quel citadin. Victor a marché un quart d’heure pour rejoindre Central Park. On est en automne, c’est là que le parc est le plus beau, roux avec un tapis de feuilles qui recouvre le bitume. Sa balade quotidienne est pour Victor, le seul lien avec la nature, c’est une bouffée d’oxygène. S’il a choisi New-York, c’est pour trois raisons : la folie, l’ambiance qui règne dans les rues le soir, et Central Park. Sans Central Park, Victor n’aurait pas tenu plus de deux mois dans cette ville. Il y a une quatrième raison qui explique ce choix, c’est comme la dit John Lennon, “A New-York, il y a ce sentiment d’être au centre du monde, j’aurais vécu 2 000 ans en arrière, j’habiterais Rome”. Victor aime être “au” et “le” centre du monde.
Victor marche doucement sur les feuilles, donne deux ou trois coups de pieds dans les tas. Il connaît ce coin du parc par cœur, il l’aime. C’est un peu de sa France natal qu’il retrouve dans ces balades. Quand il est las de marcher, Victor prend un hot-dog et il s’assied sur un banc, c’est à ce moment qu’il écrit ses poèmes, éloges à la nature. Victor est un Rimbaud fade, sans rébellion et sans talent. Néanmoins ses poèmes sont beaux, doux, légers mais ce ne sont pas des chefs-d'œuvre. Après avoir écrit ses poèmes il rentre chez lui.
Il est au environ de dix-sept heures, Victor s’allonge sur le canapé et allume la télé. Il regarde un match des Knicks (l’équipe de basket de New-York) avec une bière à la main. Malgré ses “pensées d’artiste”, il ne résiste pas au plaisir canapé-bière-sport. Il y a un autre plaisir auquel Victor ne résiste pas, c’est la marijuana. Quand Julien est arrivé en Amérique, il a vite découvert la scène artistique indépendante new-yorkaise et ses excès. Il est vite tombé dans le cliché artistique : la consommation de drogue, les excès sexuels… Au début il fumait rarement et puis s’est devenu une dépendance. Il fume un joint par jour tranquillement chez lui, sans déranger rien ni personne. Il a conscience des risques de la drogue, il consomme en homme libre et majeur.


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Joyeux Noël

N'oublions pas ce soir les gens seuls qui passent leur noël seul. Si c'est le cas de votre voisin n'hésitez pas à l'inviter chez vous. J'en ai fait l'expérience l'année dernière, d'une on fait plaisir et on se fait plaisir. On est heureux de savoir que cette homme ou cette femme ne sera pas seul ce soir.
Joyeuses Fêtes

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New-York, New-York

Ancien gagnant du loto, Victor a trente-huit ans, il vit à New-York, près de Central Park. Il ne travaille plus depuis qu’il a gagné au loto, en France. Il se veut artiste mais il n’est qu’un flâneur, il marche beaucoup dans Central Park et dans les grandes avenues de New-York. S’il aime la ville c’est aussi pour la fête, les nombreuses boites de la grosse pomme l’attire tous les soirs ou presque. Grands rêveurs, il aime ne rien faire de ses journées. Il peut se le permettre grâce à la cagnotte de deux millions d’euros. Avant de gagner au loto, Julien était agent d’entretien, employé d’une petite ville du nord de la France. Il touchait le smic et ne pouvait pas se permettre de grandes folies, sa vie était banale, monotone et sans intérêt. Cependant, Victor se satisfaisait de cette vie, il n’en demandait pas plus. Dès qu’il a gagné au loto, il a voulu partir en vacance à New-York. Son séjour devait durer quinze jours mais il ne s’est jamais arrêté. Il aime la marginalité de cette ville, la scène underground rock, la scène artistique. Autrefois, il n’y aurait jamais songé. Célibataire depuis de nombreuses années, arrivé à New-York, Victor s’est lâché. L’argent lui a ouvert le cœur et l’esprit.


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21 décembre 2005

Culte de Napoléon

napoleonHier, j'ai regardé "On a tous essayé" avec comme invité Claude Ribbe venu présenté son nouveau livre "Le crime de Napoléon". Pour tous vous dire je n'ai pas lu le livre donc je n'en parlerais pas. Ce qui m'a choqué lors de cette émission c'est la passion que peut susciter Napoléon chez certains chroniqueurs, majoritaires. Claude Ribbe dans son livre (qui est un pamphlet) compare Napoléon à Hitler, et la Shoah avec la traite des noirs. On peut critiquer ce choix mais n'oublions pas que ce livre est un pamphlet et que les pamphlets sont là pour dénoncer, en choquant parfois. La majeure partie des chroniqueurs de l'émission se sont arrêtés à cette comparaison (peut-être maladroite) en n'oubliant le but du roman qui est de dénoncer les crimes de Napoléon (le retour de l'esclavage par exemple). En les écoutant, on pouvait sentir un "culte de Napoléon", "c'était un grand homme", "et les conquêtes ?" "le code civil". Les conquêtes militaires, je dis bravo ! C'est la preuve d'une grande sagesse que t'attaquer d'autres pays. C'est ce que l'on reproche à M.Bush ! Le code civil, magnifique surtout quand on ne le respecte pas. On me fera remarquer un manque de patriotisme, il n'en est rien, je suis patriote si on parle de Jean Moulin, de Victor Hugo, de Rimbaud, de Baudelaire, de Marie Curie, de l'abbé Pierre, de Jean Jaurès mais désolé pas quand on parle de Napoléon. Quand on me dit Napoléon je pense empereur et quand on me dit empereur, je pense à César, Hitler et tant d'autres. Pardon Napoléon ne fait pas parti de ma France.

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20 décembre 2005

Le Japon dévore ses dauphins

«Pas d'abus», selon les autorités nipponnes

Il y a cinq ans, après leur diffusion dans le monde, les images de ce carnage, filmé à Futo les 13 et 14 octobre 1999 par l'association japonaise Ikan, firent scandale. Le tollé fut général. L'impact de la vidéo (1) fut tel qu'à Tokyo l'Agence des pêches (qui a rang de ministère) promit d'agir et de limiter les permis de chasse. Que s'est-il passé depuis ? Rien. Ou plutôt, si. Tandis que les massacres comme ceux de Futo continuent, filmer les tueries est devenu périlleux, voire risqué. Les pêcheurs ne chassent plus seulement les dauphins. Ils s'en prennent aussi à ceux qui tentent d'en recueillir les preuves. Ce que confirme Ric O'Barry, ex-dresseur de dauphins, auteur de vidéos sur le sujet. Le 24 octobre 2003, alors qu'il filmait un abattage à Taiji où, chaque année, du 1er septembre au 31 mars, les pêcheurs tuent jusqu'à un millier de cétacés, Nicholas Hensey, un jeune Américain, fut ainsi attaqué par un groupe de pêcheurs. Avant d'être arrêté par la police. Maître en arts martiaux, le jeune homme avait répliqué.
«Depuis vingt ans, estime l'ONG EIA (Agence d'enquête sur l'environnement), les pêcheurs japonais ont décimé 400 000 dauphins et petits cétacés lors de chasses d'une extrême brutalité, au filet ou au harpon électrique.» Les autorités nippones ne démentent pas. «Le Japon est autorisé par la Commission baleinière internationale (CBI) à chasser neuf types de petits cétacés, précise Ryoichi Nakamura, chargé du dossier à l'Agence des pêches. 22 120 prises annuelles sont tolérées. Il n'y a pas d'abus. S'il y en a, nous retirons le permis de chasse au pêcheur qui a fauté.» Encore faudrait-il que l'Agence des pêches fasse la police des mers. Des ONG dénoncent les abattages sauvages au large. Car la filière brasse beaucoup d'argent. Un petit marsouin de Dall (ishiiruka) est vendu près de 20 000 yens (150 euros) pièce. Un dauphin, bien davantage.

L'argent toujours l'argent.

-aller voir http://m2tamorphose.canalblog.com/

- Suite et Source : http://www.liberation.fr/page.php?Article=346206

- Site de l'association : http://homepage1.nifty.com/IKAN/eng/index.html

- Petition contre la tuerie des dauphins: http://www.thepetitionsite.com/takeaction/391762699?ltl=1135075603

L'argent toujours l'argent.

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19 décembre 2005

Nouvelle loi

Je trouve inadmissible que l'on souhaite parler de la colonisation dans des bouquins d'histoire comme d'une bonne chose. La colonisation n'a pour moi eu aucun rôle positif, et je ne vois pas qui pourrait dire le contraire ... Nous avons aidé les pays en question ? En réduisant des hommes, femmes et enfants à l'esclavage, la servitude, c'est cela aider ? En tuant pendant des guerres sanglantes ? J'ai bien peur que le débat ne soit malheureusement pas près de s'arrêter, mais si un jour on ouvrait un peu les yeux et qu'on acceptait de voir nos erreurs en face.

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Eloge d’un drogue douce

ae_lait_energie Il n’y a pas pour moi plus noble drogue que le chocolat. Savourer une tablette de chocolat devant la télévision le vendredi soir, ça c’est le bonheur. Le chocolat au lait si doux qui réconforte, soulage les peines et tue la fatigue. Ah le chocolat au lait ! On commence un carré puis deux et c’est le début de la dépendance pour la vie, on ne veut plus s’arreter et pas de besoin de patchs. Le plaisir simple du chocolat vaut bien tous paradis artificiels que l’on veut nous vendre. Acheter pas des drogues dur mais du chocolat commerce équitable ! au moins c'est le paysan qui y gagne et il n'est pas exploiter par un gros connard.

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17 décembre 2005

L'Espèce Humaine

Luke

Tu es l’regard de course que l’on part
Comme tant d’autre que toi mi révolutionnaire
Est-ce que le fou est devenu roi ? (x2)
Tu es le sourire de sang que l’on sert
De cette âme qu’on nettoie au fond
Qu’est-ce que l’on espère ?
Que sous l’immonde on est de quoi ?

Refrain :
Entre tes mains l’espèce humaine
Voudrai briller sous d’autres mots
Elle est s’insurge puis vocifère
Que voir fleurir le tombeau
Où l’on crie libre mais solitaire
A la faveur de l’étau

J’ai crié ce silence d’un soumis
Sous le feu de sa barre on est à genou devant l’oubli
Debout devant la croix, j’ai rêvé de frontières endormies
Où est ce chien qu’on abat
On lui vend du rêve et de la pluie
De la mort et du visa

Refrain

A la faveur de l’étau
Tu es l’regard de course que l’on perd
De l’argent qui nettoie mi révolutionnaire
Le fou est devenu roi

Refrain

Entre tes mains l’espèce humaine (x4)

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Equitable

Déchets. Cette activité de survie sert de socle à un artisanat solidaire.
Au Brésil, les «catadores» recyclent par nécessité

par Eliane PATRIARCA Source : Libération.fr

C'est un échange Sud-Nord, matérialisé par des sapins de Noël à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) et à Vanves (Hauts-de-Seine). Des sapins malins, symboles de la «richesse» ignorée de nos poubelles car fabriqués avec des bouteilles en plastique : 2 000 à 3 000 bouteilles d'eau pour un sapin d'une douzaine de mètres de hauteur.
Ce sont les enfants des écoles des deux communes qui les ont collectées depuis novembre. Mais les «maîtres d'oeuvre» de l'opération, ceux qui les ont aidés la semaine dernière à monter ces sapins, sont trois catadores, dénomination brésilienne des «ramasseurs de déchets». Des hommes et des femmes pour qui le tri des ordures, récoltées dans les rues ou les décharges, est le dernier fil auquel s'accrocher pour survivre avec dignité. Un phénomène qui s'est répandu dans toute l'Amérique du Sud avec la crise économique.

Pliages. Carmen, Catlen et Fabiano viennent tous trois de la ville de Santa Maria dans la région de Rio Grande do Sul, au Brésil. Ils ont été invités en France par la Compagnie des contraires, dirigée à Vanves par la Brésilienne Neusa Thomasi, dans le cadre d'un projet associant art et environnement. Neusa Thomasi s'est rendue l'an dernier à Santa Maria. Elle a découvert cette communauté de catadores, sur lesquels elle a réalisé un film, mais aussi le système d'économie solidaire qui s'est développé autour d'eux, fondé sur l'artisanat de papier recyclé. Grâce à la formation dispensée par une association locale, financée par le secrétariat à la culture de la ville de Vanves, les «éboueurs» spontanés sont devenus aussi, peu à peu, des artistes du recyclage du papier. Ils créent des bijoux, des sacs et des origamis (pliages en papier) en tous genres. Ces objets sont ensuite vendus grâce à l'association sur un marché qui se tient une fois par mois ou dans des boutiques spécialisées. Un ramasseur gagne 5 centimes d'euro pour un kilo de papier collecté, mais il peut vendre un origami une quinzaine d'euros...

S'ils sont venus en France, c'est aussi pour montrer que le travail des catadores contribue à la protection de l'environnement. Mais ce qui a peut-être le plus marqué les élèves, raconte Neusa Thomasi, c'est la réaction de Carmen après une balade nocturne dans les rues de Vanves et Chanteloup : «Les poubelles françaises contiennent de l'or !»

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